Refugiés à Kastellorizo

Crise sans fin 2017 A la veille d’un nouvel été, le flux des réfugiés en provenance de la Turquie toute […]

 » C’est un dur métier que l’exil » Nazim HIKMET

Refugiés à Kastellorizo

Crise sans fin

2017

A la veille d’un nouvel été, le flux des réfugiés en provenance de la Turquie toute proche ( à peine quelques miles nautiques) risque de reprendre à nouveau. Nous allons voir ce que nous pourrons faire pour aider tant les nouveaux arrivants à être reçus dans les conditions minimales de décence, de soins et de confort – notamment pour les enfants -, ainsi que soulager les habitants de la petite île du poids de cet exode massif que l’Europe tarde à assumer.

Aidez nous à soutenir ce projet par des dons fussent-ils très modestes qui seront versés intégralement aux associations qui, sur place, prennent en charge les migrants.

Crise d’urgence humanitaire

2016

La crise des réfugiés venant des zones de guerres d’Irak, d’Afghanistan et surtout de Syrie, dramatique depuis des années prend aujourd’hui des proportions inédites.

Cet été, nous avions déjà pu le constater entre la côte turque et l’île de Lesvos où la traversée de centaines de personnes se faisait dans des conditions extrêmement dangereuses. Longeant toutes les côtes de la mer Egée au mois d’août, nous fûmes témoins directs de scènes dramatiques chaque jour répétées.

La situation dans de nombreuses îles est vite devenue insoutenable pour les exilés démunis, épuisés, souvent malades. Pour les populations locales les difficultés n’ont fait que croître.

Ces dernières semaines un afflux massif de réfugiés venant de Syrie sur la petite île grecque de Kastellorizo prend des allures effarantes. En effet, cette île, située aux confins orientaux de la méditerranée, est très isolée des centres administratifs et sa population très réduite est dans une situation économique devenue précaires, sa source de revenu, le tourisme, se tarissant.

Un simple témoignage ( nous le publions en anglais ) dit presque tout de l’état d’urgence qui prévaut:

«Crises sur l’île!

J’ai vu les garde-côtes turcs emmener une vingtaine de personnes ce matin vers sept heures, mais ils ne semblent pas en mesure d’arrêter l’afflux de réfugiés sur l’île. Huit heures dix et je viens de parler à Kate. Des gens sont arrivés jusqu’à tard dans la nuit, trempés et nécessitant des vêtements secs. Alors que le nombre a grimpé à plus de 400, certains ont dû dormir en plein air car les salles d’accueil et le centre médical sont pleins. On lui a dit que 300 autres étaient arrivés ce matin !

Cela veut dire qu’il y a maintenant plus de 700 réfugiés sur l’île et nous ne sommes que jeudi …. plus de 300 devront passer la nuit dehors. Encore heureux que le temps soit un peu plus clément ces jours-ci …. mais ça pourrait changer.

Les garde-côtes et la police grecs sont débordés et tout le monde a du mal à faire face. Même si le ferry du vendredi pour Athènes vient, il ne pourra pas prendre tout le monde, s’il est annulé et que de grands groupes comme celui-ci continuent à affluer, on doit s’attendre à une crise majeure sur Kastellorizo.

Deux agents de l’ONU sont sur place, espérons qu’ils parviennent à faire quelque chose, il serait peut-être temps de créer un camp. »

Gerard

Face à ce drame, une opération d’aide d’urgence appellée « Kas Kastellorizo international Platform » s’est montée et a lancé un appel de fonds d’urgence de 1200 € sur lesquels ils ne leur manque plus que 120 €. Shellie Corman, une amie d’Istanbul, par ailleurs notre voisine dans nos montagnes face à l’île de Lesvos, y participe activement et vient de se rendre sur place.

Nous avons décidé d’y contribuer, s’agissant de paysages humains en plein désarrois, où se mêlent l’exil et l’accueil dans une confrontation souvent très difficile.

Cet effort de soutien sera renouvelé tant que durera cette terrible situation sur l’île. Et cet été nous nous rendrons sur place pour aider et évaluer les nouveaux besoins qui ne tarderont pas à se faire sentir.

Photos

Actualité

  • 20.06.2016

    Notre amie Shellie que nous avons soutenu cet hiver dans son action auprès des réfugiés syriens sur l’île de Kastelorizo a retrouvé une famille rencontrée là-bas.