les petites maisons de Ben Tre

Les petites maisons de Ben Tre Delta du Mékong, au sud du Vietnam, le 12 mars 2017 Ce dimanche nous […]

Les petites maisons que nous aidons à construire à Ben Tre dans le delta du Mékong.

les petites maisons de Ben Tre

Les petites maisons de Ben Tre

Delta du Mékong, au sud du Vietnam, le 12 mars 2017

Ce dimanche nous partons avec notre cher ami Hung et Andrew Duong.

Andrew vit en Australie où il a créé l’association Friends of the poor pour soutenir les efforts en faveur des plus défavorisés au Vietnam.

Friends of the poor est animé par 7 membres permanents et une centaine de bénévoles qui sillonnent le pays, rencontrant les habitants, servant d’intermédiaires entre eux et les autorités locales.

Ils reçoivent beaucoup de dons qui sont intégralement redistribués pour la construction de nouvelles maisons, simples, saines, solides.

En un an, presque 30 ont été bâties.

Nous partons en visiter deux en construction.

Il faut 3 bonnes heures de route depuis Ho Chi Minh City pour rejoindre la Province de Ben Tre, dite la province des cocotiers. Effectivement devant nous le paysage de cocotiers s’étend à perte de vue. Dessous les palmes, c’est un enchevêtrement de canaux d’irrigation. Ici chacun vit de la récolte, les uns vendent des fruits, d’autres des feuilles tissées, certains font du bois, des meubles, des toits. Ici, la terre est plate, sans autre horizon que les arbres.

La vie y est difficile ; l’année dernière la mer de Chine qui borde la province a poussé ses eaux salées trop loin dans les terres : les récoltes ont été abimée et l’eau n’était plus potable.

A quelques km de notre destination Bac Lieù, nous nous arrêtons sur le bord de la route pour rencontrer un des membres des autorités locales et une jeune femme bénévole, nous leur laissons quelques cartons de lait à distribuer et repartons tous ensemble.

Nous arrivons à la maison de Mr et Mme Tao

Mme Tao est handicapée et ne se déplace plus qu’avec un déambulateur.  Elle est toute petite, toute fine et souriante. Sa nouvelle maison en brique rouge est presque terminée. Des toilettes à l’intérieur viennent d’être ajoutée.
En effet les maisons sont principalement destinées à des familles dont l’un des membres est handicapé. Souffrant souvent des effets de « l’agent orange » déversé pendant la guerre, par les américains sur les campagnes vietnamiennes.

Des grosses noix de coco, fraiches, nous attendent sur la table et nous désaltèrent avant de repartir.

Nous nous enfonçons de plus en plus dans la campagne.

Les routes sont si étroites que nous n’imaginions pas pouvoir y passer en voiture. Sur les bord, des fleurs ont été plantées, les abords sont propres, presque joyeux ; nous finissons quand même le trajet les uns en scooter, les autres à pieds.

C’est une petite foule qui nous attend. Des femmes, des enfants, quelques hommes qui ne sont pas au travail et des membres des autorités locales. Au Vietnam, les autorités comptabilisent les pauvres et les handicapés.

La maison n’est pas encore aussi avancée. C’est l’eau douce qui manque pour faire le béton. Les dons permettront de s’approvisionner et de relancer les travaux.

Elle est destinée à une jeune femme énergique et à son fils handicapé, qui ne peut pas ni parler ni être scolarisé.

Nous distribuons quelques provisions, les enfants jouent autour d’une table rempli de plats à base de canard : soupe fumante, canard bouilli, riz et des crevettes de la rivière.

Il fait très chaud, les conversations se croisent, on ne comprend pas mais il semble que tout avance !

Avant de repartir vers Ho Chi Minh City, les autorités nous emmènent dans la maison-hutte d’une famille dont le cas est à l’étude. Le père a une maladie du cœur, il nous montre son dossier, il ne peut plus travailler depuis deux ans ; sa fille de 8 ans est sourde, de naissance et autiste. Seule la mère peut actuellement subvenir, faiblement, aux besoins de la famille : elle ramasse les feuilles de palmes, et prépare des ballots qu’elle vend.

La discussion s’engage, sérieuse, studieuse pour évaluer les possibilités de les soutenir en construisant une nouvelles maison et un puit.

Ses petites maisons sont payés par des dons et construites par les ouvriers locaux sous la surveillance des autorités.

Chacune coute environ 1 200 $.

Nous décidons de remettre à Andrew cette somme.

Il reste encore 500 $ de notre don de l’année dernière qui s’ajoute à ces futurs travaux.

Et c’est le cœur et l’esprit plein, que nous regagnons les bruits de la ville à la nuit tombée.

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Note : Bien préciser sur le virement le nom du projet soutenu

Actualité

  • 07.04.2017

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